Encore heureux qu'il y a les baskets pour pouvoir mettre l'attelle !
C'est peut-être un candidat-mantra (est-ce vraiment un mantra? Qu'est-ce qu'un mantra d'ailleurs ?) ou une évidence pour certains.
Pour moi, c'est devenu de plus en plus clair au fûr et à mesure que j'ai commencé à l'écouter :
Mon corps me parle !
Je crois que j'ai commencé à l'entendre quand j'en ai eu marre de ces maux de ventre à répétition. Et quand j'ai remarqué que m'offrir une soirée tranquille les calmait beaucoup plus sûrement que quelques comprimés....
Chez moi, oui, c'est le ventre qui cause le plus, qui me dit que j'en fais trop, que je ne respecte pas mon juste rythme, que quelque chose me dérange.... Chez mon homme, c'est le dos qui est bavard. Et chez vous ?
Récemment, pour la première fois, c'est la cheville qui s'est manifestée. Groumpf, je m'en serais bien passé.....
Mais bon, je me suis rappelée de ce que j'ai appris petit à petit, et je me suis demandée : "ok, ok, ça veut dire quoi...?".
Providentiellement, j'ai été aidée par un billet récent de Leo : 6 steps to healing yourself (se guérir en 6 étapes).
Bon, je vous rassure tout de suite au cas où vous vous inquiéteriez : je suis aussi allée chez le médecin.
Mais j'ai également mis en pratique certains conseils de Zen Habits (le blog de Leo, pour ceux qui ne suivraient pas) :
La voici, d'ailleurs :
- Le step 3 : j'ai écouté mon corps et mon intuition
- Le step 4 : j'ai cherché les "root causes" (causes fondamentales) qui me parlaient
- Le step 5 : je me suis écrite ma propre "prescription".
- RALENTIR. Calculer la juste marge pour arriver à l'heure à un rendez-vous, en respectant un juste rythme. Revoir à la baisse le nombre de mes activités jusque mardi 28 mai.
- MASSER ma cheville avec de l'arnica tous les soirs et tous les matins
- porter mon attelle.
- MEDITER tous les jours, enfin.
- ME COUCHER à une heure juste. Monter au plus tard à 22h45.
- PRATIQUER chaque jour une activité qui me relaxe (voir mon pinterest).
J'aurais peut-être dû écrire aussi "avoir de la patience", ce qui n'est pas mon fort... Bon, ça fait bientôt 2 semaines, j'ai encore mal (dîtes, c'est normal docteur? - je suis une patiente chiante !), mais j'ai l'impression claire de prendre cela de façon plutôt zen et apaisée par rapport à d'habitude, grâce notamment à cette fameuse prescription personnelle....
Et à vous, ça vous cause ?

Avant de commencer ma réponse fleuve, je dois t'avouer que je suis carrément jalouse de ne pas pouvoir lire Zen Habits dans le texte. A chaque fois que tu en parles, je vais le lire et ça tombe un peu à plat, forcément...
ReplyDeleteMon corps et moi avons été fâchés TREEEES longtemps, pas très connectés, pas du tout en lien.
Aujourd'hui, je suis un (peu) soignée et mon corps me parle aussi : intestins, maux de tête et de gorge. Je me connais mieux et je tente d'apprivoiser la douleur lorsqu'elle se présente.
Tu as essayé les traductions de texte ? Attends, je tente.... Bon, j'ai essayé les 2 premiers paragraphes de l'article dans le Reverso, c'est moyen, mais à peu près compréhensible.... Et oui, il est top ce site !
DeleteJ'ai une copine qui a carrément un bouquin qui propose des interprétations à propos de douleurs physiques, genre pour l'entorse, il mentionne un manque de flexibilité. Ca peut paraître bête, ou au contraire couler de source, mais je trouve que c'est toujours bon à prendre.. (j'essaierai de retrouver les références).
Et je vais faire bientôt une expérience nouvelle, proche de la "fasciathérapie" (qu'à la base, je ne connais pas), dans le cadre de ma transition profesionnelle ! Il s'agit d'aider une professionnelle qui souhaite faire un doctorat sur le sujet. J'en reparlerai....
Dis-moi où tu as mal : Je te dirai pourquoi de Michel Odoul ?
DeleteJe connais, intéressant oui
Oui oui, partages, ça m'intéresse :)
Alors, renseignements pris, ma copine a :
Delete- un livre de Lise Bourbeau, Ton corps dit "aime-toi" (on a fait mieux comme titre, mais bon)
- "Le grand dictionnaire des malaises et des maladies" de Jacques Martel. Apparemment plus complexe que le premier.
Je ne les ai pas lus, mais je sais que elle, les utilise.
Ouh la la ... oui ça me cause, mon corps me parle ... on m'a diagnostiqué une RCH il y a un an ... et comme personne ne sait grand chose sur cette maladie, je suis "contrainte" d'écouter mon corps ! C'est le yoga qui m'aide le plus et me réconcilie avec mon corps, ce corps qui m'a "abandonné" alors que ma tête est plein d'envies, de vie ! Mon prof de yoga est en homme très intéressant, j'ai eu beaucoup de chance de le rencontrer.
ReplyDeleteSinon, moi aussi je lis Leo, enfin le plus régulièrement possible ... j'apprécie beaucoup ses idées et cela me permet d'entretenir/d'améliorer mon anglais !
Bonne fin de soirée !
(faut que je regarde ce qu'est la fasciathérapie")
Gridou
Tiens, ça m'intéresserait que tu me parles de ce que tu trouves dans le yoga. J'ai commencé (en pause bien sûr pour l'instant) et j'y trouve un moyen de déconnecter efficacement pendant la séance, et aussi d'étirer mon corps, mais c'est tout.
DeleteA propos de la fasciathérapie, j'ai fait ma première séance de psychopédagogie perceptive, et c'était... bluffant ! J'essaierai d'en parler ici. Bises Gridou !
J'ai commencé en septembre dernier et cela ne fait que quelques semaines que je commence à faire l'expérience de ses bienfaits. En pratiquant, je me sens "être dans mon corps". Mon prof nous apprend à développer l'aptitude de l'attention, de la présence neutre au corps, il nous fait réfléchir sur la représentation du corps, il nous parle d'espace ouvert pour que l'on explore différentes sensations. En fermant les yeux, percevoir l'intérieur d'une partie du corps selon la posture. Chaque zone du corps mérite une attention particulière. Je ressens de la douceur, de la chaleur dans mon corps, comme une vague qui le traverse. Une phrase qu'il nous répète ;"A l'intérieur de mon corps, il y a l'immensité de l'espace du ciel". Je crois que du coup, je ne reste pas focaliser sur le côté gauche de mon ventre qui me "contrarie". Il s'agit de ne pas s'enfermer dans les limites d'un corps. Ne pas limiter les possibilités de souplesse et d'énergie à l'intérieur de moi. Beaucoup de bienveillance dans ce cours, sentir que tout le corps respire. Je ressors en me disant que j'ai senti la Vie en moi (et plus la souffrance), c'est donc avec plaisir que je vais vers la conscience de mon corps. J'apprends peu à peu à lâcher prise, à détendre mon esprit également par les exercices de respiration. J'ai vraiment besoin de ce temps privilégié, de ce RDV avec moi-même chaque semaine (bon, pour l'instant j'ai besoin d'un guide, la pratique seule à la maison ne me permet pas d'être pleinement à ce que je fais). J'ai vraiment envie d'approfondir ma connaissance, ma pratique, il semble que ce soit un long chemin ... Voilà ce fut un long commentaire ... Oups ... Bonne soirée !
DeleteMerci, merci beaucoup Gridou pour ce message ; je l'ai lu hier soir avant d'aller me coucher, et dans ma petite liste de "mercis", j'ai remercié pour ce blog, cet espace qui vit entre autres grâce à vous, aux commentaires qui sont laissés, aux partages d'expériences.... C'est très riche, merci !
DeleteJe comprends beaucoup mieux maintenant ce que tu voulais dire à propos de la réconciliation avec son corps, ton prof a l'air de créer une belle dynamique, inspirante et accueillante dans son cours, c'est une grande chance !
Dis-moi, Gridou, tu as un blog au fait ?
Non, pas de blog ... juste Instagram
DeleteBonne fin de journée !
Oui, ça me parle forcément, les "plein le dos" ou "la tête" n'ont rien de hasardeux quand on est soi-même la tête dans le guidon.
ReplyDeleteJ'ai aussi lu le livre de Michel Odoul qui m'a interpellée.
Mais, j'émettrais aussi qqs réserves quant au fait de tout interpréter/analyser à travers le prisme psycho-généalogique. D'abord, parce que je pense que cette entrée a ses limites. Ensuite parce que ça peut devenir assez culpabilisant (si je suis malade, c'est qu'il y a quelque chose dans ma vie qui ne va pas et je ne l'ai pas vu/ et je n'ai pas su trouver de solutions...)
Donc pour moi, cela reste une entrée possible, mais pas la seule façon d'appréhender la maladie...
Mais écouter mon corps, savoir s'arrêter à temps (en tous cas essayer), ça oui!
Tout à fait d'accord avec toi sur le risque du "trop dans l'analyse et la culpabilisation", il ne faut pas tomber dans l'idée d'une sorte de "toute-puissance" malsaine.
DeleteDans mon exemple actuel, en tout cas, la prise de conscience d'un "trop" ou d'un "trop vite" lié à cette entorse m'est salutaire !