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Tuesday, June 25, 2013

Mon travail d'humaine



Je tiens cette expression de Christie, chez qui je l'ai découverte.

Cela m'a tellement parlé que j'y repense très souvent.

Ce travail d'humaine, à la façon dont je le comprends, désigne tout le temps que je peux passer à prendre soin de mes enfants, de mon couple, de mon père, de mon frère....
Temps pendant lequel je suis avec eux, mais aussi temps passé à organiser les activités extra-scolaires de mes loulous, à réserver la baby-sitter pour un resto en amoureux, à rédiger les fiches de paie de l'employée de mon père, à trouver un livre qui plairait à mon frère....
Il inclut aussi le temps pendant lequel je m'occupe de moi, pré-requis indispensable pour être en mesure de m'occuper des autres. Piano, méditation, lectures, soins, massages....

Mon travail d'humaine, je devine peu à peu qu'il comprend aussi tout ce par quoi je passe pour grandir, évoluer, cheminer vers plus de sérénité et de sagesse, aussi vers ce à quoi je suis appelée (et qui se précise, en ce moment, oui ! Je vous en parlerai).

Ce travail d'humaine, il est si peu reconnu par notre société... Si peu, que j'ai parfois dit, depuis que je suis au chômage : je ne fais rien.
Alors que c'est si faux. C'est justement un temps où ce travail d'humaine prend plus d'ampleur : je consacre plus de temps à mes enfants, à ma famille ; je me recentre, explore le plus grand nombre de voies possibles pour cultiver mon équilibre intérieur, apprendre à me connaître et découvrir des méthodes/rituels qui m'aideront une fois de retour au boulot. Je travaille à guérir des blessures intérieures. Je cherche et suis en train de trouver ma voie, la vraie.

Pour illustrer son propre travail d'humaine, une psychologue m'a expliqué qu'elle avait complètement arrêté toute activité professionnelle pendant un an pour s'occuper de sa mère mourante, qui demeurait à l'étranger. Puis qu'il lui avait bien fallu 18 mois pour retrouver une clientèle et un rythme de travail normal.
La vie exige parfois que nous prenions le temps nécessaire, pour accomplir notre devoir de fille, mère, compagne, personne vivante. Comment la société accueille-t-elle, voire accompagne-t-elle ce temps?
Les entreprises ne donnent en général que 3 jours pour le décès d'un parent. C'est si peu, trop peu.
J'ai enterré ma mère le dernier jour d'un de mes congés maternité, ma boîte a refusé de m'accorder les congès "décès" en supplément. Je sais que, légalement, ils n'avaient pas à le faire. Mais, enfin, 3 jours, alors que je bossais pour eux depuis presque 5 ans...

Je suppose que chacun doit composer pour réussir à prendre ce temps, ce temps dédié à la vie, ce temps que la Vie appelle parfois, de manière pressante et impromptue.
Et, finalement, je bénis ce temps de pause forcée, ce temps de transition et de transformation.
Merci la Vie !

Tuesday, May 14, 2013

Ce que je concrétise



Cette fois-ci, on ne va pas l'appeler "ce que je crée", mais plutôt "les envies que je concrétise". 


Cette liste constitue pour moi une bonne façon de mettre une balise sur le chemin, de faire un peu le point, et puis de partager avec vous des choses qui me font du bien.

Une liste non exhaustive, mais contenant des éléments importants pour moi.

Alors, c'est parti :
  • J'ai repris le piano ! Plaisir intense, des gammes, exercices et morceaux faciles résonnent maintenant dans ma maison.
  • un début de corbeille au crochet, mais ça a foiré, foiré (5 fois). Mise de côté pour l'instant.
  • après ce râté, j'ai lâché le fil de laine pour crocheter avec du fil de coton. Trois fleurs de styles différents sont issues de ce premier essai ! 
  • un chouette bracelet brésilien, un modèle "tresse" que j'aime beaucoup et reproduirai.
  • Un arbre d'expression, sur un mur nu de ma maison. Pour l'instant, y sont encore accrochés les oeufs de Pâques, il serait temps de les décrocher. J'ai pour projet de dénicher du papier crépon et d'y mettre des fleurs, en accord avec la saison.
  • du temps de qualité avec ma tante et mon père, qui en ont chacun besoin. Comme j'ai aussi besoin d'eux.
  • quelques petits changements sur mon moodboard.
  • un début de cheminement dans mon outplacement. Fouiller, creuser mes motivations, mes compétences, mon style, grâce à un outil en ligne abouti et exigeant.
  • des pages du matin. Pas tous les jours, mais sans pression, plutôt sur besoin. Admiration devant Christie et Sweet Home, qui les produisent presque chaque jour, comme imperturbables.
  • réussi à maintenir mes inbox mails dans leur vrai rôle : une boîte de transition, aussitôt lue, aussitôt vidée ! 
  • Au jardin : semé des cosmos et des coquelicots, planté des renoncules, extirpé des tonnes de mauvaises herbes, vu fleurir mes tulipes.
  • Lancé l'opération "propreté" avec mon petit dernier. Les p'tits slips "Tigrou" sont une bonne carotte ! :)
  • Un presque go pour un voyage en amoureux en septembre. Un exploit pour nous qui n'avons plus beaucoup de famille pour nous aider à garder les enfants. 
  • Mon tout premier collage (j'en reparlerai)
Chez Christie, on parle d'un carnet de rêves, ici de listes d'envies... La différence peut parfois être ténue (reprendre le piano), parfois radicale (vivre dans une grande ville vivante à taille humaine - alors que j'ai une maison toute récente à la campagne ; envie d'un joli vernis rouge-orangé), ou peut-être n'y en a-t-il pas ?

Peut-être que ce qui sépare l'un de l'autre est la distance à parcourir pour l'atteindre ? Ou l'intensité que l'on met à l'imaginer ? 

Je pense que je vais tenter l'aventure du carnet des rêves, pour voir plus loin, peut-être plus haut aussi.

Et vous, quelles envies, petits ou grands projets avez-vous concrétisé récemment ?

Monday, February 11, 2013

Clin d'oeil



Je viens de terminer La Maison aux Esprits, d'Isabel Allende, que j'ai beaucoup aimé et quitte à regret.

Un classique, apparemment, un récit qui suit plusieurs femmes d'une même famille sur 4 générations (Nueva, Clara, Blanca, Alba), dans une contrée très semblable au Chili d'avant et pendant la dictature militaire (mais surtout avant).

Ce que j'ai le plus aimé, je crois, c'est de voir évoluer ces femmes qui ont toutes un grain de folie, plus ou moins prononcé, et qui assument et vivent pleinement ce qu'elles sont - de grandes amoureuses, des "clairvoyantes", des muettes occasionnelles, des pas-du-tout-femmes d'intérieur, des hypocondriaques, des artistes.... Malgré les hommes tour à tour colériques, haineux, admiratifs, amoureux, exaspérés....

Bref, le clin d'oeil qui donne son nom à ce billet, c'est celui-ci : Clara (la clairvoyante, de la 2e génération) écrit quotidiennement ses "cahiers de notes sur la vie".

Comment ne pas penser immédiatement aux exigeantes et bienfaisantes morning pages de Julia Cameron ?

Ces 3 pages d'écriture sans aucun enjeu autre que d'être écrites, que nous sommes plusieurs à essayer de pratiquer tous les jours afin de
  • nous occuper de nous à travers ce temps d'écriture, qui pose, qui repose, qui met face à soi
  • nettoyer dans les recoins [Christie explique si bien...], poser ce qui a besoin de l'être pour mieux attaquer (/poursuivre/terminer en fonction de l'heure à laquelle on s'y met) sa journée
  • y chouiner à loisir, si besoin
  • trouver des solutions 
  • libérer notre créativité, ensuite...
Ce qui diffère peut-être avec les pages de Clara, c'est que les siennes sont finalement lues et utilisées comme base d'un autre récit par sa petite-fille Alba, alors que les pages du matin sont éminemment personnelles et pas du tout destinées à être partagées.

Et vous, vous écrivez ?

Monday, February 4, 2013

Mon mur raconte une histoire...


Je l'aime, ce mur d'inspiration, je l'aime. Parce qu'il vit, qu'il change, et qu'il raconte une histoire.
Prenez, celui de ce matin.
Il me parle d'hiver, de neige - toute douce, ce qui m'incite à la voir autrement que comme une sale boue blanche qui rend la conduite dangereuse, perturbe tous mes plans et m'oblige à déneiger alors que j'ai autre chose à faire, GNIARF ! ... -, de lumière et lumières dont j'ai bien besoin à travers ces jours nuageux, de douceur...
Il me parle de nature verdoyante, de baies rouges éclatantes, du printemps que j'espère déjà.
Il me rappelle des vérités essentielles - Veille soigneusement sur ton coeur car il est la source de tout ce qui fait ta vie.
Il me parle de Paris, me rappelle ces belles vacances, ce temps heureux en famille, et me dit qu'il existe autre chose que la fichue routine.
Il me parle de résolutions, de projets, d'activités manuelles, m'incite à bouger, à créer.
Il me rappelle que "my sensitivity is my vitality, my flexibility, my engagement, my passion, my inspiration". Même si c'est encore très abstrait pour moi, quelque part, j'y crois.
Si un mur d'inspiration vous titille, lancez-vous, c'est un joli cadeau à se faire.

Monday, January 21, 2013

Carnet de retraite #2


Lors d'une balade pendant ce temps de retraite

Après l'angle "repas", je vais rapporter ici mes notes autour de l'apaisement, que j'ai ressenti si fort pendant ces quelques jours de retraite.

Voici un petit recueil de ce que j'ai pu écrire, pendant ce séjour, à propos de mes sensations d'apaisement et de ralentissement bienheureux.
Je me sens bien. J'aime ce silence, cette quiétude, cette intériorité. Je peux aller à mon juste rythme. [...]
Réveil en douceur, toujours une grande gratitude d'être ici. Détendue comme je ne l'ai pas été depuis longtemps. [...]
Quiétude bienveillante et temps de vivre... [...] Mon intention pour la journée : une bienveillance active envers moi. [...]
Bienheureux temps de ralentissement. [...]
Et un petit tour par les moments "repas", qui m'ont définitivement marquée.
Je savoure la possibilité, pendant les repas en silence, de manger à mon rythme, pas trop vite, profitant de la saveur des plats, de me concentrer sur mon repas et de finalement manger juste ce dont j'ai besoin. Pas plus. Je me sens bien et légère ensuite...
Et enfin, les deux passages de mes notes qui m'ont le plus touchée, lors de cette relecture.
Douce et formidable sensation de m'être reconnectée à moi-même [...].

Cette retraite est un très beau cadeau que je me suis offerte, peut-être le plus beau.. Recommencer, bientôt. Le proposer aussi à d'autres, dans mon entourage.
De retour chez moi, quelques semaines après, je ne renie pas ce que j'ai écrit. Je confirme même : un temps de retraite était un très beau cadeau à me faire, et je me souhaite de me l'offrir encore, régulièrement.
Si vous y songez, foncez ! Il vous suffit de trouver le format qui vous conviendra.
Dans mon cas, c'était une retraite catholique, et je passe sous silence la majeure partie de ce qui a eu rapport avec la Foi, sujet trop personnel à mon goût.
Cependant, peu pratiquante, plutôt inculte en la matière, je me suis vraiment sentie respectée dans ce lieu. 
Je pense qu'entre autres, deux éléments m'ont permis d'atteindre cet état d'apaisement aussi rapidement.
  • Le silence. Il me faisait pourtant bien peur, au début, et j'ai longuement hésité avant de m'inscrire. Et pour être honnête, il n'a pas toujours été simple à apprivoiser, difficile de se retrouver seule dans sa chambre quand la nuit tombe et de savoir que vous n'échangerez plus un mot avec personne avant 11h le lendemain. J'en ai cependant appris les vertus lors de ce séjour. Ne point trop parler. Cultiver son intériorité. Oser se retrouver face à soi-même (et à Dieu si vous croyez). Ne pas (se) fuir dans la parlotte.
  • La première fois depuis des années où je n'étais soudain plus "en charge de". Tout en sachant que je retrouverai ma vie et mes responsabilités ensuite. Je n'avais plus à m'occuper des autres, seulement de moi. Cela a répondu à ce besoin impérieux, ce leitmotiv qui revenait sans cesse, au plus fort de ma période de surmenage "je voudrais qu'on me foute la paix" (même si j'aime mon homme et mes enfants, et ma famille, et mes amis, et mes responsabilités diverses). Là-bas, je l'aie eue cette paix, et je l'ai savourée. Un beau cadeau, vraiment.

Friday, January 18, 2013

Moodboard !


Bon, la photo ne rend pas aussi bien que je l'aurais souhaité, mais au moins, cela vous donne une idée.

Cloudy, comme tu me l'avais demandé, voici à quoi ressemble mon mur d'inspiration ou moodboard. Aujourd'hui.

Des photos que j'ai prises, une maison en papier en cours de réalisation, des paroles importantes, l'oeuvre d'une peintre que j'aime bien, un joli motif, une photo de Christie....

Comme vous voyez, c'est vraiment tout bête. J'y colle des photos ou des textes qui me plaisent. Pour :
  • le plaisir de le réaliser, de le modifier, de le faire vivre
  • sourire quand je le regarde
  • retrouver la pêche en cas de coup de mou
  • me souvenir des belles choses
  • reprendre confiance si besoin
  • garder en tête et au coeur ce qui est important
  • trouver l'inspiration, qui sait :)
  • .. et sûrement tant de choses encore, que je vais découvrir au fil du temps, car je viens juste de me lancer !
Je sais que Sweet Home a commencé aussi. Tu nous montrerais ?

En gros, c'est un peu un Pinterest en dur, en vrai. Les deux se complètent bien, c'est important pour moi de retrouver du concret, du matériel, quand je circule beaucoup dans le virtuel.

Il évoluera sûrement, je ne laisserai peut-être plus d'espace entre deux images, ou peut-être si, j'aurais peut-être envie de formes moins géométriques, ou peut-être pas... 

Vous vous lancez ? Vous nous montrez ?

Friday, January 11, 2013

Carnet de retraite #1


[Je ne suis partie que 3 jours (pleins) en retraite, alors cela peut paraître un peu ambitieux de parler de "carnet".
Cependant, ce temps quasi-seule avec soi semble passer plus lentement, et se révèle extrèmement dense et riche. 
Dans mon souvenir, et dans les nombreuses notes que j'ai prises (nous étions incités à écrire, ce qui me convenait très très bien !).
Je vais consacrer plusieurs billets à ces notes-d'après retraite. D'une part parce qu'il y a beaucoup de matière à exploiter, et d'autre part, parce que sinon je n'en finirai pas d'écrire un post unique. Et puis, je ne veux pas que vous risquiez l'indigestion ! :-) ]

Je commencerai, prosaïquement et concrètement, par évoquer les repas.

C'est plutôt une bonne idée, parce que j'adore manger. 

J'ai suivi une retraite en silence (c'était une grande première).
Alors une des premières questions que j'ai posées à l'accompagnatrice B. qui m'a reçue a concerné le temps des repas.
Ils se déroulent vraiment en silence ? Ce n'est pas... glauque ? Vais-je y arriver ? Qu'est-ce que je fais si je suis mal à l'aise ?

B. a été rassurante. Il y a de la musique classique, et puis, on s'habitue très vite. Si cela me posait un réel problème, je pourrais demander à être intégrée à un autre groupe à ce moment-là.

Mais en fait.... j'ai aimé.
Déjà, parce que ce ne m'était pas arrivé depuis longtemps de partager un repas, sans avoir à
-nourrir mon petit bonhomme,
-rappeler au grand de bien se tenir,
-en rattraper un qui sort de table sans prévenir.... 

J'ai souvent l'impression de manger au lance-pierre, sans bien en avoir conscience, pour ne pas râter l'heure du coucher des enfants, être plus vite tranquille....

Là, je m'appartenais, je pouvais ne me soucier que de mon repas à moi. Rhââââ.... bonheur !

Je mange aussi pourtant seule, souvent, ou encore avec des amis. Mais dans les deux cas, ce temps de repas est soit vite expédié, soit plutôt consacré à la discussion et je peine ensuite à me rappeler la saveur de ce que j'ai mangé.

Donc, ces repas en silence m'ont permis de manger en conscience, et, de ce fait, de consommer la juste dose pour moi, à la juste vitesse.

Enfin, juste vitesse, ou presque!
Car ces repas en silence, souvent en table de 12 personnes (!) donnent parfois lieu à des situations cocasses. Comment communiquer au moment de se resservir ? Que faire quand vous avez terminé mais que ce n'est pas le cas de tout le monde ? Ou (pire pour moi) alors que vous êtes la dernière et que vous avez la sensation que tout le monde vous regarde... ?

Mais en fait, j'ai ressenti beaucoup de bienveillance, ou tout du moins d'indifférence poli. Et, avec certains, nous échangions - toujours en silence bien entendu - quelques sourires amusés, ou politesses amusantes, et la gêne éventuelle disparaissait vite.

En conclusion, ces repas ont été une expérience très intéressante, dont je veux garder une résolution : le plus souvent possible, quand je mange seule, mettre de la musique classique, et me consacrer exclusivement à mon repas. Ne pas lire un magazine/tapoter sur mon téléphone/regarder la télé/écouter la radio en même temps. J'ai réussi à le faire ce midi, et cela été le moment le plus reposant et le plus ressourçant de ma journée.

Ca vous tente d'essayer ?

Saturday, December 29, 2012

Un nouvel outil



J'ai décidé de donner un peu plus de sens à la façon dont j'utilise Pinterest.

J'étais déjà en phase de questionnement dans mon billet "Vrac", d'ailleurs.

Comment en suis-je venue à cette décision et aux actions que je vais décrire un peu plus loin ?

Tout d'abord en lisant le commentaire que Cenina a laissé sur ce billet. Je la cite, à propos de sa page Pinterest : "Cette page c'est moi [...]. Quelques regards sur ma page et hop, je sais ce que je veux, ce que je vais faire, vers quoi je tends..".

Ensuite, les conseils donnés par Victoria Arias dans le magazine "Un joli conte" (page 26). Je la cite également : "il faut conserver et emmagasiner tout ce qui vous inspire de manière à créer une bibliothèque pour votre imagination. [...] Vous pouvez recourir à des plate-formes de partage en ligne comme Pinterest.", et aussi "n'hésitez pas à vous créer une ambiance inspirante et apaisante en vous entourant d'objets de couleurs ou même de musique qui vous plaisent et font partie de votre univers. [...] Faîtes vous un MoodBoard en accrochant au mur des inspirations trouvées ici ou là, vos photos préférées, des couleurs qui vous font sentir bien."

En m'inspirant de ces deux jeunes femmes, je suis en train de mettre en place un nouvel outil dans ma vie. Un outil pour me recentrer, m'apaiser ; un outil pour m'inspirer, me donner des ailes.

Concrètement:
  • j'ai ré-organisé ma page Pinterest pour y faire apparaître en premier les "boards" les plus importants pour moi, en ce moment (ça peut changer la semaine prochaine ! ;-) ). En l'occurence Inspirations, Mots, Beau et poétique, Intérieurs, Beaux Objets.
  • j'ai commencé à faire du ménage dans les deux premiers boards:
- ce qui me fait du bien (et dont je veux me souvenir régulièrement, on oublie trop souvent de s'occuper de soi)
comme méditer, une pause café, un peu de fantaisie, des exemples d'idées créatives, des outils comme les moodboards...
- et ce qui m'inspire, bien entendu. Notamment en relation avec ce qui va peut-être devenir un leitmotiv de plus en plus important pour moi "Créer du lien".
  • Mots - parce que les mots sont trrrès importants pour moi, qu'ils sont une fenêtre sur l'âme, un plaisir, une politesse, un vecteur de lien.... Je veux que les citations que j'épingle ici soient vraiment miennes, qu'elles m'enchantent, m'amusent, me fassent progresser sur le chemin, m'inspirent (again), me fassent du bien.
  • et d'autres petits pas suivront certainement....
Ca vous inspire ?

Thursday, December 20, 2012

1ère journée sans écran... ou presque

Je me suis amusée avec l'app "Perfect Image"....


Un des "fruits" de ma retraite (le compte-rendu est toujours en cours de rédaction, ndlr) est une résolution de mieux contrôler/choisir mon temps devant les écrans (écrit-elle les mirettes scotchées à l'écran de son ordinateur...).  

En m'en sevrant pendant 3 jours et en y réfléchissant un peu, j'ai mieux pris conscience 
  • du temps que j'y passe, de manière trop passive et pas assez consciente à mon goût. 
Tu sais, quand tu te pointes devant le PC "juste" pour consulter tes comptes, et que, oh, tu jettes un petit coup d'oeil à tes mails, tu réponds tout de suite à un ou deux, et puis ce serait dommage de ne pas jeter un coup d'oeil aussi à la promo de la marque X ou Y en cours sur leur site web, et puis, et puis j'ai pas regardé depuis longtemps mon pinterest, et puis je découvre un nouveau "Pinner", et puis, et puis, et puis.... (et tu viens d'y passer une heure, au lieu de rejoindre ton chéri au salon).
  • à quel point cela peut insidieusement me détourner de ce qui est vraiment important dans ma vie.
Attention, tout en reconnaissant aussi, comme je le fais régulièrement ici, à quel point Internet ou les smartphones peuvent être le vecteur de rencontres magiques ou de créations de valeur, ou encore des outils pour se simplifier la vie. 

Bref, l'idée n'est pas de passer d'un extrême à l'autre, mais plutôt de me ré-approprier mon temps et de mieux choisir et cadrer mon usage d'Internet, de mon PC et de mon smartphone. 

Ambitieux, hein ?!?

Je me suis donc demandé comment je pourrais commencer de manière raisonnable, histoire de ne pas stopper mes bonnes résolutions au bout de deux semaines.

Il en est ressorti l'idée suivante : instaurer une journée par semaine sans écran. (en m'inspirant d'une amie-collaboratrice à son compte, qui indique dans la signature de ces mails "Reading mails on Monday-Tuesday Thursday-Friday", précis et efficace).  
 
"Ok. Mais quel jour ?
Hmmm... Mercredi, c'est pas mal. Les enfants m'occupent une bonne partie de la journée, et ce serait plus juste pour eux de ne pas trop voir maman disparaître discrètement pour aller rejoindre son PC.
OK, adjugé, mercredi.

Maintenant... Journée sans "aucun" écran ??? Hum, ça va pas être un peu violent et difficilement tenable, ça?

Allé, je m'autorise mon iPhone pour rester connectée à mes copines sur Instagram - d'ailleurs, quitter Instagram pour une autre plate-forme, ou pas ??."

Je commencerais donc avec
"Mercredi, journée sans écran de PC"

Ca m'va.

En fait, j'ai tenté l'expérience hier. Pour me motiver à continuer, je vous fais un petit feedback tout de suite (ça vaut comme engagement solennel à poursuivre, non ?).

Alors, ça a marché, oui et non.

Oui, parce qu'à part un craquage vers 23h30 (c'était presque jeudi, non?), où j'ai envoyé un mail à une copine et jeté un coup d'oeil au site de S*phora, je n'ai surfé sur aucun blog, je ne suis pas allée sur Pinterest, je n'ai pas consulté mon Netvibes, ni écrit ici (ni consulté de stats!!).

Non, parce que j'ai pleinement réalisé à quel point j'utilise mon PC et Internet pour tout, pas que pour le fun.
- j'ai dû vérifier un virement sur mon compte, et hop, via le site de ma banque.
- j'ai dû en urgence déclaré un salaire de ma nounou, et hop, via le site de pajemploi.
- une grosse m.... administrative urgente m'est tombée dessus (une grosse, dont je ne suis pas encore sortie), et j'ai dû échanger par e-mail avec l'administration en question, afin d'obtenir rapidement un document.
- les numéros de téléphone des copains de classe de mon fils sont dans un fichier.


En conclusion de cette première journée :
  • le "sans écran" est hyper difficile à tenir, vu le glissement, doux mais sûr, d'un monde "papier" vers un monde dématérialisé....  
  • j'ai tout de même bien apprécié d'avoir Instagram.
  • j'ai vraiment eu une journée pourrie hier avec plein de mauvaises surprises administratives et urgentes, peut-être pas la meilleure journée "test".
  • je poursuis l'expérience !!
Vous me suivez ?




Friday, December 14, 2012

Retraite et retour



"Tu m'impressionnes"
"Tu es très forte"
"Décider de prendre ces 3 jours demande du courage"

Ces paroles fortes et nourrissantes, je les ai entendues quand j'ai évoqué cette retraite de 3 jours en silence (plus exactement 3 jours et demi : 3 jours pleins, plus la soirée qui précède et le début de matinée qui a suivi).

Et, pourtant, je n'ai pas eu l'impression de faire preuve de courage, en me lançant dans cette expérience. Ou plutôt, oui, d'un petit peu de courage, parce que c'était quelque chose de nouveau pour moi, et que la nouveauté fait toujours un peu peur. Mais pas plus.

Ce retrait, cette retraite, m'a plutôt paru d'une absolue nécessité. Et une suite plutôt logique des derniers évènements de ma vie. Et encore une formidable opportunité, dans une période où j'ai la possibilité de tester des expériences nouvelles.


A bien y réfléchir, cela paraît paradoxal de qualifier de courageux un retrait du monde, une prise de recul.
Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec mon départ de mon ex-boîte. Je m'inquiétais vaguement des réactions des autres. Elles ont été plus que positives. "C'est une grande décision", "tu es courageuse", etc...

Alors, peut-être que se retirer, arrêter, prendre du recul, abandonner la course, déclarer forfait, ce n'est pas un échec. Mais une décision courageuse preuve d'une estime de soi bien présente. D'une volonté.

Ce constat est vraiment porteur d'espoir pour moi, dont cette fameuse estime de soi me semble parfois bien vacillante... Peut-être pas tant que cela, finalement.

[la photo est celle du lieu de ma retraite - cela a été un temps tellement riche et apaisant, que je reviendrai certainement en parler ici, plusieurs fois!]

[Rhââââ, 3 jours sans mari, sans enfants, sans bouffe à préparer, sans lessive à faire tourner, à ne me pré-occuper que de moi et de ma relation à Dieu/mon intériorité/comme vous voulez l'appeler..... Trop trop bon!]

Sunday, November 18, 2012

Ce que j'ai créé cette semaine



En écho à Christie, l'inspiratrice.

Dans l'ensemble, je suis plutôt rude et super-exigeante avec moi-même (pas vous?).

Alors, les "peut mieux faire", les "Pfff...", les "mais non, c'est rien", dans ce billet...
Zou, du balai !!!

Je RECONNAIS ce que je fais, ce que je crée, petit ou grand, je me félicite, même !

Listons, listons...
Cette semaine, j'ai agi et créé quand :
  • j'ai publié plusieurs billets ici. Ca pousse !
  • j'ai créé et débuté plusieurs listes. "Mes petites choses" (poser tous les petits "à faire" pour me libérer l'esprit), "Idées pour mon blog" (capturer l'inspiration), "Mes envies" (diverses et variées), "Mes notes perso" (l'inspiration du moment - la première est sur la respiration)
  • j'ai écrit mes pages du matin. Lundi - mardi - jeudi. Hum. Peut mieux faire (aïe, pas taper!).
  • j'ai débuté une maison en papier
  • j'ai terminé ma première création couture ! Thanks to Chouette Kit et la machine à coudre prêtée par ma copine. Je vous montre pas, j'ai positionné un des tissus à l'envers ! Pas grave, suis fière quand même.
  • j'ai recommandé à des amies/connaissances des outils/ressources/oeuvres qui me parlent, comme le magazine Clés, pinterest, le film Caramel, ou encore le Chouette Kit.
  • je me suis découverte célèbre (au sein de mon cours de danse, hein!), et ai reçu de jolis compliments pour ma prestation sur une vidéo réalisée à l'arrache pendant le dernier cours.
  • j'ai joué le jeu de la danse par deux pendant le cours. Danser + "jouer", c'est pas si facile !
  • j'ai suivi un cours de cuisine avec Verveine-Citron (trop top la journée, Verveine, à refaire!), et contribué à créer ce savoureux repas : émincés de pintade marinés, gratin de blettes, cru de fenouil et un délicieux gâteau de carottes. Le tout en profitant du savoir-faire et des conseils de notre animatrice, formée auprès de Laurence Salomon. Me confirmant aussi dans ma nouvelle manière d'aborder la cuisine, revenir aux produits bruts, le moins raffinés possibles, de saison, etc..
  • j'ai commencé mon 3e bracelet brésilien - orange pétant - fuschia - beige.
  • j'ai créé un nouveau lien avec mon fils aîné, via un système de cartes pour décrire ses états intérieurs et ses besoins, trouvé dans le magazine "L'enfant et la vie".
  • depuis que j'ai plus de temps, je perçois de nouveau la saveur du regard de mon plus jeune fils. Je le retrouve, j'approfondis la relation, malmenée pendant mes difficultés professionnelles.
  • je suis allée à la rencontre de mes nouveaux voisins.

Et vous ? Chiche de faire la même liste sur votre blog (s'il existe?) ?

Thursday, November 15, 2012

Contribuer


Je suis actuellement en "pause professionnelle". J'ai quitté mon précédent job il y a un mois et demi, un départ "négocié" comme j'ai coutume de le dire.
Ayant été au bord du burn-out et ayant vécu plusieurs évènements familiaux lourds depuis 3 ans, je profite maintenant de quelques mois de répit - qui ne sont d'ailleurs pas du luxe...

Je suis encore fort fatiguée (la ch'ti en moi qui cause) et tendue nerveusement. Une petite contrariété peut facilement me faire sortir de mes gonds, de manière inattendue et disproportionnée - c'est ce que j'appelle mon réservoir de colère et de frustration, qui déborde toujours il faut croire.

[il est d'ailleurs de mon devoir de trouver toutes les manières possibles et justes de le vider. Sans en faire pâtir les autres. J'y travaille et .... j'en reparlerai]

Bref, ça c'était pour planter le décor. J'aurais pu le résumer d'ailleurs, en écrivant qu'en ce moment, mon crédo c'est "foutez-moi la paix!". Ouais. En vrai, c'est pas souvent applicable. Mais beaucoup plus souvent qu'avant, et ça j'en ai besoin.

Bref-bis, venons-en au coeur du sujet.

Je suis donc en ce moment plutôt en "retrait" de la société. 
Quoique.
Pas tant que ça.
Parce que d'une part je suis plutôt présente sur le web, ou d'autres plate-formes collaboratives où j'échange avec pas mal de personnes. Ensuite parce que je continue ou débute des activités qui me "mêlent au monde". Enfin, parce que j'ai des p'tits loulous.

J'ai justement pris part mardi soir au conseil d'école du grand, en tant que parent délégué.

Hé bien... c'était bien. Pas seulement parce que l'atmosphère était plutôt détendue, cordiale et constructive.

Mais aussi parce que j'ai participé. J'ai contribué. A ma mesure certes. Je me suis dévouée pour le compte-rendu (ben oui, j'aime écrire, et ça m'aide à rester concentrée!), j'ai posé des questions, demandé une petite modification du règlement intérieur, et en ma qualité de secrétaire de séance, je signerai ce nouveau règlement intérieur.

Ca peut paraître peu, voire anecdotique, d'autant plus quand vous avez déjà animé maintes réunions dans un contexte professionnel.
Mais, cette fois, peut-être parce que cela fait un mois et demi, pour la première fois depuis 13 ans, que je n'ai pas eu d'activité professionnelle (mais au combien d'autres activités, d'ailleurs...), j'ai ressenti du plaisir à contribuer, à ma petite mesure, à la société.

Une amie m'avait dit que lorsqu'on élève des enfants, on participe à la société, mais avec un résultat seulement vingt ans plus tard. Elle, avait eu besoin d'une contribution plus "immédiate", et avait toujours travaillé. 
Je crois que j'éprouve ce même besoin. Peut-être l'éprouvons-nous tous à des degrés différents. Ou pas. 

Quand ma mère est décédée, j'ai dit à son enterrement qu'à son image, je veux être une femme active dans la société, et qui veut le meilleur pour ses enfants". Je pense toujours que cette phrase est très juste pour moi.
Je dois seulement trouver une nouvelle forme (rémunérée !) de contribuer, qui me convienne mieux que la dernière. Je suis sur le chemin.