Saturday, August 31, 2013

Carte postale

Et une synthèse plus classique de ces virées vacancières et familiales


Quelques villes du Nord, ma famille, les plages immenses et inspirantes de la Côte d'Opale, leur sable si fin - superbe terrain de jeu pour les enfants, quelques belles pièces pas chères dans une petite boutique - prendre soin de soi, traverser la France en profitant d'une halte merveilleuse chez des amis en Bourgogne, arriver dans ma belle-famille.
Renouer avec la Méditerranée, son eau si claire, ses bruits ses odeurs sa luminosité, son ciel si bleu - la chaleur... trop pour moi et mon fils aîné, glâner de-ci de-là du temps seule, prendre un café sur le port, déambuler dans Marseille depuis le J4 (Mucem), Fort St-Jean, quartier du Panier - un bon café à un euro ça existe encore, pavillon M et Ombrière. Merveilleuse balade, dynamisme, beauté et créativité d'une ville pourtant si malmenée.
Dire au revoir à la mer lors d'une dernière baignade bien tardive - pourquoi n'avons-nous pas choisi cet horaire dès le départ, cela m'aurait évité un malaise à cause de la chaleur (il était pourtant déjà 17h30) !


Saturday, August 24, 2013

Les vacances, en vrai


Attention ! Si vous passez par ici à la recherche d'un compte-rendu extatique de mes mois d'été, d'une série de cartes postales ensoleillées, du récit de vacances en famille en tous points par-faites - mais bien entendu, les vacances c'est l'idéaaaaaal... Hum, vous n'êtes pas tombés au bon endroit !

Bon, il y aura peut-être un prochain billet plutôt orienté jolies photos de bord de mer, mais il ne s'agit pas de celui-ci !

Ca y est, je suis de retour ! 4 semaines loin de la maison, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé.

Ce sont les premières vacances d'été, depuis que j'ai commencé à bosser, que je ne commence pas complètement épuisée.
Alors, elles m'ont permis de porter un regard plus neutre et objectif sur ce temps très particulier, et d'observer comment mon homme les a vécues, lui qui était bien fatigué après de longs mois de boulot, voire au bord de l'épuisement.

Première constatation
Mon chéri a vécu pour la première fois ce que j'ai dû traverser systématiquement depuis des années : le mal-être des premiers jours de vacances. 

Peut-être avez-vous déjà ressenti ce phénomène (bien bien pénible) : une fois les épreuves de préparation des bagages, chargement de la voiture, trajet plus ou moins long et facile, déchargement sur le lieu de vacances, terminées commence une sorte de "descente" (aux enfers?), alors qu'on s'attendait à une libération/explosion de joie/ascension immédiate vers un état d'esprit serein et épanoui.
La fatigue vous revient en plein dans les dents ; vous vous sentez un peu perdu, tristoune ;  vous pouvez éventuellement nager en pleine culpabilité (mais, merdoum, qu'est-ce qui m'arrive, j'attendais pourtant ça depuis des SEMAINES!). C'est ce qu'on doit appeler le contre-coup.

Chez moi, jusqu'à présent, ça ne loupait pas, et je mettais plusieurs longues journées à me mettre en mode vacances.

Hé bien, cette année, point de transition difficile pour ma part - et j'explique cela par le fait que mon niveau de stress est enfin descendu, après plusieurs mois de pause-boulot. Mais joie (ironie) pour mon homme de découvrir ces désagréables montagnes russes du moral.

Deuxième observation 
Une confirmation objective de ce que je ressentais déjà les années précédentes : la vie de famille 24 heures sur 24 quand on n'y est pas habitué, c'est pas toujours l'extase ! Les enfants crient, faut préparer des repas 3 fois par jour, tenir du compte du rythme et de l'humeur de tout le monde, "subir" le groupe en permanence si on ne s'organise pas un poil pour avoir un moment à soi.
Là, encore une fois, c'est l'homme qui en a le plus souffert.... Car le moins apte à faire preuve de patience et de compromis. Attendre 15 minutes que tout le monde soit prêt avant de pouvoir quitter l'appart' pour se rendre à la plage, subir la "tronche" du grand qui ne veut pas se baigner, les disputes conjugales autour de la répartition des tâches ménagères... Rudes épreuves.

And last but not least
Les p'tits bobos de l'été, ce n'est pas un mythe. Cette année, nous sommes passés par :
- une crise d'allergie du grand
- une éruption de boutons du grand encore
- 3 rendez-vous chez le dentiste pour moi, à cause d'un plombage qui saute
- un malaise en revenant de la plage à cause de la chaleur

Pas très glamour.... et pénible de devoir appeler tous les médecins des pages jaunes pour trouver celui qui n'est pas en vacances, lui aussi....

Bon, je ne vais pas arrêter là ce billet.
Bien sûr, on a aussi passé de super moments, évolué dans de belles régions, admiré de superbes paysages, apprécié de nombreuses activités en famille, profité des enfants, fait des grasses mat (pas en même temps), revu avec joie famille et amis.... et j'ai un peu le blues d'être rentrée.

Mais l'objectif d'écrire tout ça, c'est de me souvenir des solutions que j'ai trouvé à ces problématiques d'autant plus délicates qu'on attend carrément trop de ces semaines-là.

Comment on gère le mal-être de début de vacances ?
Honnêtement là, à part l'acceptation inconditionnelle de ce passage à vide et de ses émotions négatives, je vois pas trop.... Peut-être organiser les premiers jours pour atterrir en douceur ?

Astuces pour ne pas pêter un plomb au milieu de sa petite famille ?
Se re-lay-er et prendre sans remords du temps pour soi. Ce n'est pas pour rien que l'on est 2 parents (et là, compassion pour les parents solo). A la fin des vacances, on avait trouvé un bon compromis : j'allais boire mon café sur le port tranquille, puis l'homme allait se baigner seul en fin de matinée (pour moi, IMPOSSIBLE de sortir à ces heures brûlantes - et puis les enfants n'avaient pas non plus envie de bouger à cette heure-là). L'après-midi, on était tous ensemble. 

Bon, les p'tits bobos...
Prévoir la trousse de secours en conséquence bien sûr (mon flacon de célestène nous a grandement rendu service), et être réaliste sur les limites de chacun. Mon homme ayant sa famille sur le bord de la Méditerranée, elle représente un passage obligé (argh, en août....). Pendant notre séjour là-bas, je ne peux donc quasi pas sortir entre 11h et 17h, avec ma peau de rousse et mon historique de fille du Nord. Alors, on s'organise en fonction.
La nouveauté, ce sont les soucis de peau de mon fils aîné (grande probabilité d'eczéma, peau super réactive) qui se manifestent avec le soleil, la chaleur, les bains à répétition.... Il n'avait plus du tout envie de s'exposer dès la moitié des vacances, ça a compliqué un peu nos activités. Et là, la solution, c'est lâcher-prise et encore une fois se relayer, pour que chacun puisse tout de même se faire plaisir, sans obliger tout le groupe à suivre.

J'ai parfois l'impression d'être une extra-terrestre quand je compare ma réalité aux récits merveilleux de mes copines....
Alors, entre nous, ça vous parle, tout ça ?