Tuesday, October 21, 2014

La Confiance

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A la table de ma cuisine un soir, une amie récente me confie : "quand c'est difficile, je me rappelle une parole de mon mari - aie Confiance. Les solutions vont venir, ça va changer.".

Ca m'a fait quelque chose de l'entendre prononcer ces deux mots, sourire fatigué aux lèvres, yeux brillants. Qu'est-ce que ça m'a aidée ce soir-là. Puis je n'y ai plus pensé. Et ça m'est revenue aujourd'hui, alors que j'en avais besoin, bien besoin.

Alors que je déroulais mon outplacement, lors d'un entretien avec une coach qui me connaît, celle-ci me dit : "vous devez développer votre confiance dans la vie". Ah. C'est quoi ça ?
Depuis, je comprends mieux ce qu'elle a voulu me dire, je crois que j'ai grandi.

J'écris tout cela alors que ces jours-ci, je me sens parfois envahie par un vague désespoir. Il est terrible ce mot, une fois écrit.
Il est cependant juste pour décrire cette somme de fatigue, soucis cumulés, pression que je me mets, deuils petits et grands qui m'habitent (encore).

Ce qui m'a aidée finalement aujourd'hui, ce sont deux choses :
- accepter cette tristesse qui m'habite, reconnaître que je n'ai pas encore terminé certains deuils, qu'il s'agisse de personnes chères ou de situations passées
- faire l'exercice recommandé récemment par Christie : lister sur une page ce qui merdouille dans ma vie. Puis sur la page d'en face, ce qui fonctionne. Accepter et constater qu'une liste ne ne va pas sans l'autre. Puis choisir de fonder sa vie sur la deuxième.
- ah, et puis une 3e clé : j'ai demandé à... (Dieu? au plus vaste ? au hasard?) une aide précise. J'ai demandé de me sentir plus légère et plus gaie dans l'après-midi. Et ça a marché.

Thursday, October 16, 2014

Impérieuse, juste et belle

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Ces temps-ci, une grande colère m'habite. Jusqu'à m'empêcher de dormir certains soirs. Une tension interne, palpable, localisée dans l'abdomen. 

Une colère rentrée, dont je sens qu'elle vient de loin, qu'elle vient de près. Elle est présente, impérieuse, demande à être entendue.

Seulement, voilà, pas toujours facile pour moi de savoir quoi en faire.

La voir comme une alliée, déjà, comme un signal à prendre en compte, plus que comme une gêne - plus simple quand on est reposée et lucide, qu'à 1h du matin quand le sommeil se refuse à moi.

Ensuite, m'en occuper..... J'ai plusieurs techniques. Celle que je veux partager aujourd'hui, je l'ai découverte grâce à une amie apprentie-coach, envers qui je suis extrêmement reconnaissante.

Le soir, j'écris ma colère. Sur un petit bout de papier (vous allez comprendre pourquoi je le prends petit). J'écris ce qui me vient, par défaut je répète le mot COLERE (comme cela, en majuscules). La plupart du temps, d'autres mots me viennent aussi. Je la laisse s'exprimer sur le papier.
Même si je me sens calme à priori. Le réservoir est tellement plein, l'habitude de la réprimer si bien ancrée, que je n'ai pas toujours conscience du fait qu'elle est là.

Une fois cela fait, je la brûle. Je brûle ce petit bout de papier (et c'est plus facile quand il est petit !), dans une coupelle, sur un rebord de fenêtre, dans la pénombre et la quiétude du soir. Et je regarde. Je me dis qu'elle est belle et juste, ma colère, quand elle se transforme.
Et je dors mieux.


[et, bien entendu, je m'occupe en parallèle de trouver la/les sources de cette colère, et d'opérer le/les changements dont j'ai besoin, afin de ne pas en rester au stade de ne traiter que les symptômes]

Thursday, October 2, 2014

Une vie sur mesure

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Deux nouvelles expressions m'aident en ce moment, où ça remue à l'intérieur.
Au plus près de moi.
Une vie sur mesure. 

Particulièrement la deuxième, qui allège le poids qui vient parfois se poser sur ma respiration.

Quant à savoir comment je vais traduire cela concrètement, j'y vais à petit pas.
Une décision.
Une autre.
Une plus grande attention aux signaux de mon corps.
Une chose après l'autre, le plus possible.
De la bienveillance.
De la lucidité. L'émotion que l'autre provoque chez moi parle de moi, pas de l'autre.
De la patience. Décaler n'est pas arrêter.

Me construire une vie sur-mesure.

[Merci pour votre présence par vos petits mots, qui m'aident et me soutiennent]