Embarquer sur le navire et garder le cap !
Je voulais, quelque part,
aller au front, apprendre, me mettre un peu en danger.... J'ai été servie !
J'ai commencé ce jeudi mon premier module de formation.... en coaching [ça y est, j'fais mon coming-out !] !
J'ai commencé fort avec 2 jours de
coaching d'équipe. J'ai d'ailleurs longuement hésité à commencer par là, ou bien d'attendre gentiment janvier pour débuter directement avec le cursus classique de coaching individuel.
Je craignais de revivre des émotions difficiles liées à des situations rencontrées dans mon dernier poste. Je craignais de me sentir mal, ou pire, pas à ma place. J'avais plein de peurs.
Je ne suis pas du tout du genre à regarder vers le passé ni à avoir des regrets, en revanche être dans l'anticipation anxieuse de l'avenir (d'un avenir effrayant, bien entendu), ça me connaît !
Et puis... j'en ai parlé avec des personnes de confiance ou encore avec d'autres qui avaient déjà fait ce parcours, et puis j'ai été convaincue que c'était juste et bon pour moi d'y aller, même si j'avais peur.
Alors, oui, j'ai bien angoissé par anticipation (3 nuits d'insomnies), mais oui aussi, j'ai bien fait d'y aller.
Je me suis
confrontée, pour reprendre le vocabulaire du formateur. Je suis allée au front, mais pas toute seule. On y est allé ensemble (con-fronter). Oui, même si, au final, on est seul c'est sûr, hé bien, il y avait aussi le groupe des autres stagiaires, le formateur, et puis l'équipe ou les équipes que nous formions.
Et ça a été efficace, car, en moins de 2 jours, j'ai réussi à me retrouver
pile dans une des situations qui me mettent le plus mal à l'aise dans un environnement professionnel (
en l'occurence, me faire prendre le lead alors que je suis responsable de conduire une action).
Il n'y a pas de hasard. J'ai choisi de commencer par le coaching d'équipe. J'ai choisi de faire partie de l'équipe où sont les "fortes têtes". Je me suis proposée pour leader un exercice difficile.
Pourtant, j'avais peur.
Pourtant, je préfère naturellement anticiper, réfléchir, planifier pour éviter les situations difficiles, pour mettre toutes les chances de mon côté et
risquer l'erreur le moins possible.
Oui, mais cela veut dire que j'ose peu. Et que je mets du temps à agir.
Je trouve que j'ai été courageuse. [
je m'auto-tape dans le dos, vous avez remarqué ? Ca marche bien ! Je vous le recommande !]
Je suis allée là où j'avais peur de me rendre.
Je trouve que j'ai été maligne [re-tape dans le dos ! Ca ne fait pas de mal :)]
J'ai compris que cette formation est le lieu idéal pour oser, pour essayer. Je peux me tromper ici sans risque, sans conséquence. Mieux, je serais soutenue si jamais ça fait mal, je serais aidée pour comprendre en quoi je me trompe et comment je peux corriger le tir. C'est l'occasion de me risquer.
Alors, oui j'ai été secouée, oui je n'étais pas super sereine quand je suis revenue chez moi hier soir, et oui, ce n'est pas fini, je vais peut-être encore appréhender la suite des évènements - début décembre - puisque nous commencerons en reprenant pile l'exercice qui a le plus "gratté".
Oui cela aurait été plus cool et tranquille pour moi de ne pas me confronter à ces situations.
Mais oui, j'espère, non, je sais, qu'on va m'aider et que je vais trouver des réponses.
Et oui aussi, je suis fière. De ces petites victoires sur mes peurs.
J'avance mais j'ai peur. J'ai peur mais j'avance.