Thursday, September 26, 2013

Entrer en relation - la conf' d'Isabelle Filliozat !



Lundi soir, j'ai assisté à une conférence d'Isabelle Filliozat.

Auteure que je connais depuis de longues années, j'ai commencé à lire "Au coeur des émotions de l'enfant" quand mon aîné avait 2 ans. Ce livre avait été alors une sorte de guide au milieu des nombreuses questions que je me posais alors : comment gérer les crises de colère, comment lui poser des limites respectueusement, etc...

D'elle, j'ai aussi apprécié "L'Intelligence émotionnelle" et "L'année du bonheur".

J'étais abonnée à sa newsletter depuis un moment, en espérant qu'une de ses interventions se tiendrait près de chez moi, et, Bingo !

Isabelle Filliozat est une merveilleuse oratrice, qui met le ton, a un discours vraiment vivant et animé, son désir de transmettre est éclatant. Un petit bout de femme surprenant : une silhouette de mama, une voix de petite fille, de l'énergie à revendre....
On sent l'expérience et le professionnalisme dans la forme. Un bémol cependant que je vous explique : elle a illustré deux passages de sa conférence par des "travaux pratiques" avec des volontaires venant du public. Pour l'un de ces 2 moments, elle a réclamé quelqu'un de timide. Je ne me considère pas comme timide, mais ne suis pas particulièrement à l'aise en public, je n'ai pas un instant imaginé y aller. Et j'ai trouvé qu'elle mettait à rude épreuve la jeune femme qui s'est dévouée. Imaginez, participer à un jeu de rôle devant une centaine de spectateurs, bien entendu en vous "plantant" au premier essai - intégrer un groupe déjà formé, en se présentant, pas évident ! - puis en étant prié d'appliquer illico presto la méthode expliquée durant la conférence ! Bien entendu, Mme Filliozat a accompagné cette démonstration, mais un peu trop "manu militari" à mon goût. Bref, ma sensibilité et moi avons été un peu étonnés sur ce coup...

Mais, passons au contenu.
La conférence a démarré par plusieurs piqures de rappels - qui ne m'ont pas fait de mal - sur les émotions, l'influence de la façon dont nos parents nous ont élevés, avant d'arriver au cœur du sujet : les autres et moi, comment rentrer en relation, comment cesser d'avoir peur et d'endosser un rôle.

J'ai été positivement marquée par plusieurs moments de son allocution, que je partage ici avec vous sous forme de notes brutes :
  • La conférence avait pour thème "Les autres et moi", la relation à l'autre, et plus précisément comment entrer en relation avec l'autre.
  • les émotions sont universelles, elles sont notre dénominateur commun.
  • elles nous permettent de nous diriger dans la vie.
  • par notre éducation, nous nous sommes souvent coupés de nos émotions. Pour être poli, pour ne pas fâcher papa-maman....
  • les émotions négatives les plus répandues sont la peur et la honte. Et les 3 réactions les plus courantes à la peur : le figement, la fuite, l'agressivité.
  • la honte et la peur dictent beaucoup de nos comportements.
  • un exemple intéressant et particulièrement bien mené sur la peur : une petite fille (la petite Isabelle) a peur d'aller réciter devant toute la classe. Elle a une boule au ventre, les mains moites, elle transpire, elle sent une énergie monter, qu'elle réprime parce qu'elle ne comprend pas ce qui lui arrive, et se met à trembler. Elle se demande ce qui se passe, se trouve "pas normale". Si seulement, la maîtresse l'avait appelée en lui disant : "ma petite Isabelle, viens nous réciter ta poésie s'il te plaît. Au fait, tu vas voir, tu vas sûrement ressentir plusieurs symptômes qui te sembleront un peu étranges: pour pouvoir prendre la parole, tu as besoin d'oxygène, et tu vas donc transpirer plus [?!] ; pour mobiliser au mieux ton énergie, ton estomac, qui se contracte toute la journée, va cesser ses mouvements et donc te donner une drôle d'impression "au ventre" ; tu vas t'arrêter de saliver - car la salive sert à humecter l'estomac, qui s'étant mis "en veille" n'en a plus besoin. Viens ici, prends le temps de regarder ton public, laisse monter l'énergie en toi sans essayer de la réprimer, ouvre grand les bras et vas-y, récite-nous ton poème !".

  • Elle a fait de nombreuses fois allusion à l'école : nous y faisons des fautes (sommes-nous coupables?) plutôt que des erreurs. Une amie à elle, enseignante, aime à s'exclamer en classe "Chouette, on a une erreur". Sans erreur, on ne pourrait pas apprendre en profondeur. 
  • Est-ce que je me sens exister de l'intérieur ou je me conforme à une image de ce que l'on attend de moi ? 
  • Avant de rentrer en relation avec une personne ou avec un groupe, j'avance, je prends un temps (quelques secondes), je respire, je m'installe en moi, je regarde la ou les personnes en présence (et ainsi je laisse mes neurones fuseaux faire leur travail, à savoir jauger l'état d'esprit, l'humeur de l'autre, et adapter mon élan, le ton de ma voix). Et ensuite seulement, je dis bonjour et engage la conversation.
  • Comment cesser d'avoir peur (par exemple du jugement de l'autre, quand j'arrive seul dans une pièce où je ne connais personne) -> en étant sujet / en ayant un projet.
    • ainsi, je reprends ma propre puissance
    • je suis signifiant 
     
  • Et enfin, une statistique qui m'a vraiment surprise - et effarée: un enfant sur 4 ne se fait pas d'amis à l'école.
Voilà, j'imagine qu'il est difficile de se faire une idée du contenu intégral de la conférence sur la seule base de ces quelques notes, mais vous en avez ainsi au moins quelques touches - celles qui m'ont le plus parlé.

Juste avant de repartir, j'ai investi dans un petit manuel qu'elle a publié et me suis prêtée au jeu des dédicaces.
Certes, le message qu'elle a écrit est très certainement un des 3 ou 4 qu'elle utilise couramment, mais, tout de même, elle m'a touchée, cette allusion directe au chemin !

Tuesday, September 24, 2013

Quiche à la courge butternut

Le petit groupe qui me suit sur Instagram - petit car j'ai pour principe de n'être connectée qu'avec des personnes que j'ai rencontrées dans la vraie vie - avait été particulièrement intéressé par cette photo.

Il est vrai que cette recette est simple et dé-li-cieuse.
Alors, comme j'adore quand des blogueuses partagent leurs recettes faciles et savoureuses - tiens, n'aurais-je pas déjà écrit cela quelque part? -, à mon tour de publier les instructions pour cette quiche qui a toujours un joli succès.

Quiche à la courge butternut
1 courge butternut  100g de cr frâiche (1/2 pot de cr liquide) 
100g de crème fraîche liquide (1/2 pot)
100g de lardons 
1 pâte brisée (je suis devenue fan des pâtes Picard)
2 oeufs 
1 c à spe de farine

Faire cuire la pâte 10 min à 225°C.
Faire cuire la courge butternut à la cocotte-minute pendant 20 min à partir du moment où elle chuchotte. 
Je coupe la courge en deux et laisse la peau pour la cuisson. Une fois cuite et sortie de la cocotte-minute, il devient très facile de la peler, et d'enlever les graines et filaments.
Préparer l'appareil, disposer les lardons crus sur la pâte à tarte, verser l'appareil sur les lardons.
Faire cuire 20 min à 225°C (baisser éventuellement le thermostat en fin de cuisson) 

Ca fonctionne aussi avec un potimarron à la place de la courge butternut.
Bon appétit !
 [les doigts sur la photo sont ceux de mon homme, il a voulu s'exprimer sur IG !]
[Voici un cliché d'une courge butternut, si vous avez un doute !]

Wednesday, September 18, 2013

Les rencontres


J'ai déjà lu quelque part qu'une vie, c'est une succession de rencontres marquantes.

Il faut certainement avoir atteint un certain âge pour le réaliser. A l'approche de la quarantaine, alors que je commence à regarder un peu derrière moi, pour mieux construire l'avenir, je réalise que, c'est vrai, ma vie est émaillée de rencontres qui m'ont construite.

Aujourd'hui, je crois bien que j'en ai fait une nouvelle, une fondamentale.
Coup de chance, cette personne est justement une de celles qui proposent la formation qui m'intéresse.

Comme signe plus évident, je crois qu'on ne peut pas faire.

Et moi qui enviais ces anciens élèves qui m'expliquaient avoir choisi leur institut "sur un coup de tête", " par intuition", alors que j'étais limite à construire mon tableau excel de critères de choix, et à les pondérer les uns par rapport aux autres, hé bien....

Mon choix est devenu une évidence. Grâce à cette rencontre - et à quelques autres critères remplis, quand même, on ne se refait pas.

Alors, je rends grâce pour cette étape dans ma vie. Et, jusqu'au prochain doute, je regarde l'avenir avec une confiance renouvelée.

Tuesday, September 17, 2013

Doudou


Je ressens aujourd'hui le besoin de créer un petit cocon plein de douceur autour de moi. Un cocon qui serait disponible sur demande, ou presque, à n'attendre que moi.

Dans mon esprit, la pro pour ça, c'est sweet home, dont le nom rime avec douceur - oui, pas littéralement, on est d'accord ! :) .
Je passe rapidement chez Sweet Home justement, et je vois que même elle traverse une crise de "Rhââââ, ya trop à faire". Bon, me voilà rassurée, on est toutes pareilles !

Elle a le don pour prendre des clichés so sweet, se concocter des pauses café-chocolat-thé avec une jolie tasse-aux-étoiles, s'envelopper d'une couverture moelleuse, contempler la beauté autour d'elle et la partager avec nous.... 

Bref, je m'en inspire et liste ici ce qui va m'aider à créer ce cocon :
  • Une tasse de thé vert à la menthe - Mmmh...
  • Mon moodboard au-dessus de mon écran, avec des photos lumineuses et subtiles
  • Penser à mon prochain rendez-vous avec l'artiste : aller enfin assister à une conférence d'Isabelle Filliozat 
  • Les jolies lumières indirectes de mon salon. Négocier avec mon homme des soirées sans TV, pour pouvoir crocheter sur fond de musique classique ou d'une playlist adaptée - voir le point suivant!
  • Ma playlist Emotion que je partage ici avec vous  


A partir de votre expérience, qu'y rajouteriez-vous ?
  A cette liste-cocon ?
  A cette playlist?

Friday, September 13, 2013

Une tuile ?


Une tuile nous tombe sur le coin du nez.

Il n'y a pas mort d'homme. On a connu des épreuves plus douloureuses ces dernières années. On sentait le vent tourner.
Mais quand même.

Une bonne dose d'incertitude vient s'immiscer dans notre quotidien.

Bon. On a passé les premiers jours de stupeur et de choc. Maintenant, je commence à ne plus penser qu'à ça, à voir aussi du positif dans la situation (qui n'est pourtant guère enviable), et c'est pour cela que je viens écrire ici.

Je veux consigner tous ces merveilleux petits gestes qui nous aident, ces attentions qui nous sont données gratuitement, ces signes qui nous montrent que nous pouvons avoir confiance dans la vie.
Notre voisine qui nous chouchoute, cuisine un bon petit plat et nous l'offre, comme ça, ce soir.
Mon voisin qui me fait entrer pour boire un café, en apprenant la nouvelle.
Ma réfléxologue qui m'envoie justement un mail pour me demander comment je vais. J'allais la contacter pour lui dire "au secours, mon corps est tout noué".
Ces messages de soutien que nous recevons.
L'amie qui me reçoit tout de suite pour que je puisse déverser le trop-plein.
Et puis, même si je dors mal la nuit (ce qui m'angoisse, et donc je dors encore plus mal, argh!), réussir à voir cet évènement comme la fin d'un cycle, et certainement un nouveau départ....

Tuesday, September 3, 2013

A propos de



Il s'agit de l'un de mes labels, je la mentionne dans ma présentation, elle fait clairement partie de ce chemin sur lequel je suis engagée, je l'ai évoquée de-ci de-là....

Mais au final, je vous en parle peu, de ma transition professionnelle.

Peut-être parce que je suis en plein dedans, comme le nez dans le guidon, et qu'il est peut-être trop tôt pour pouvoir l'aborder de manière adéquate, comme j'aime traiter les sujets qui me tiennent à coeur c'est-à-dire avec du recul.

Peut-être parce que je ne peux m'empêcher de vaguement penser que tout cela prend bien du temps....

Peut-être parce que c'est un peu trop personnel.


Aujourd'hui, j'ai envie d'en dire quelques mots, pourtant, sous forme d'un bilan provisoire. Parce qu'il est bénéfique de se retourner, de temps en temps, pour regarder et reconnaître le chemin parcouru.

A travers ma démarche d'outplacement - toujours en cours - j'ai réussi à  
Exprimer des envies profondes concernant ma vie professionnelle.
Me développer et accompagner le développement des autres.
Exploiter ma capacité à Initier, rassembler, identifier la bonne personne et passer le relais. 
Créer du lien .

Comprendre et nommer des éléments clés de mon style, mes valeurs.
Cérébral, profondément humain, à la recherche de résultats concrets. Un fonctionnement naturel en partenariat, un altruisme prononcé mais discret. Un grand sentiment de responsabilité.
L'authenticité, la foi dans l'être humain, l'exemplarité, une attitude inclusive. Contribuer à la société. Un équilibre essentiel entre vie professionnelle et vie privée. 
 Identifier une voie possible
Une voie nouvelle, mais que je pourrai explorer de manière complémentaire avec mon background professionnel.
Une voie qui ne se suffira à priori pas à elle-même, je vais donc également chercher un job à temps partiel.
Une voie qui m'enthousiasme, me donne envie, résonne profondément en moi. Qui fait dire à plusieurs personnes qui me connaissent bien "Oui, tu seras très bien là-dedans" ou encore "aaaah, ça y est ! J'y pensais pour toi depuis un an!".
Une voie qui me fait un peu peur aussi, notamment dans le changement, le risque et la nouveauté qu'elle représente, l'impact que cela pourra avoir sur mon train de vie, mon statut, etc.... Considérations matérielles et relatvies certes, mais qui composent aussi la vie de tous les jours.
Il  est encore tôt pour moi pour vous dire de quoi il s'agit. Certaines d'entre vous que je connais dans la vraie vie savent déjà, mais ici n'est pas encore le lieu pour en parler, s'il vous plaît.

C'est un projet qui a encore une patte dans le nid, que j'ai encore besoin de couver un peu.
Même si, ça y est, la première étape, celle de la formation est en train de prendre forme (Yes !)

Mi-septembre, je l'aurais choisie - ou j'aurais décidé de ne pas la faire, tout est encore possible - et alors je me sentirais peut-être prête à en parler un peu plus.

Merci en tout cas de me suivre ici, ce blog m'est devenu un endroit précieux, pour cette possibilité d'expression, d'écriture et d'échange qu'il m'offre.

[La photo est un collage que j'ai réalisé il y a quelques mois - mon premier collage ! - à partir de la question "comment est-ce que je vois mon avenir professionnel?". Une technique puissante, le collage, je n'ai pas encore fini d'exploiter les pistes offertes par celui-ci, il est d'ailleurs affiché à côté de mon bureau]