Saturday, December 7, 2013

J'aime pas / J'aime de Novembre



J'ai été bien inspirée ce mois-ci : j'ai consigné, au fûr et à mesure, mes doux moments et mes petites galères, histoire de construire plus facilement ce bilan mensuel.
Et c'est avec plaisir que je reprends ce draft ce soir pour pouvoir, zou!, le publier dans quelques minutes !

En novembre, je n'ai pas aimé:
- mon désarroi parfois, devant les trop-pleins d'émotions de mon grand garçon. Revenir alors aux fondamentaux : comment te sens-tu (en lui soumettant pour la 1e fois une liste d'adjectifs qualifiant des émotions, pour l'aider à mettre des mots - très efficace)? qu'est-ce qui a provoqué cette émotion? que peux-tu faire pour que ça aille mieux? Mais, à 9 ans, pas toujours facile de poser des mots sur tout ça!...
- la fatigue liée au changement de saison, à la baisse de luminosité.
- une certaine fragilité autour de la Toussaint, joie de consacrer du temps à mes disparues, tristesse de sentir leur absence.

En novembre, j'ai aimé:
- commencer à jouer des morceaux à 4 mains avec mon grand loulou. Le pied total, de superbes moments partagés activement.
- un joli moment avec mon aîné (décidément en pleine lumière ce mois-ci), à goûter ensemble chez Paul et savourer de le voir se régaler de chocolat chaud onctueux et un peu amer, et d'une crêpe au sucre (lui qui n'aime pas le sucré en dehors des gaufres et des crêpes)
- mon premier "ça t'ira mieux qu'à moi" ! (ouaip, faut vraiment que j'écrive à ce sujet!)
- sentir Noël qui approche.
- trouver de la beauté à la première grosse neige, malgré le stress au volant, la nécessité de se lever plus tôt le matin pour être à l'heure aux rendez-vous.
- écrire de nouveau dans ma cuisine, à la lueur de la bougie, à côté d'une tisane fumante.... Signes que je m'occupe de moi.
- une soirée filles avec ma voisine, pendant laquelle nous avons échangé en profondeur. Très émouvant. Lui offrir "Femmes qui courent avec les loups" à la suite.
- recommencer à recevoir des amis pour manger à la maison.

Et vous ? 

Tuesday, December 3, 2013

J'avance... Je construis.



Les petites briques récentes :
- Yeeeees, j'ai un CV abouti ! Même deux : un en anglais, un en français.
- J'ai mis à jour mon compte Linked In - plus qu'un ou deux détails à régler -, j'y ai même mis une photo !
- J'ai commandé des cartes de visite. Sobres, jolies, avec deux couleurs de caractères (clin d'oeil à Christie !).
- J'ai un rendez-vous / entretien qui se profile. Fruit d'une rencontre lors d'une conférence.... Moralité, oui, il faut participer à des évènements où l'on pense ne connaître personne, ça peut vous ouvrir des portes...

Et puis, pour ne pas parler que de boulot....
- J'ai organisé mon "ça t'ira mieux qu'à moi". Expérience très sympa ! Dès que j'ai un moment, j'en parle plus longuement.
- Une jolie découverte dans la bande originale du (très beau) film "Les beaux jours" : Sophie Hunger reprend la chanson "Le vent te portera". (la couverture de l'album est moins sympa)


Friday, November 29, 2013

Jaillissement de l'écriture

Waouh, elles ont foisonné les morning pages de cet après-midi ! [comment ? Il y a une contradiction dans la phrase précédente ? Mais non, mais non, pas chez moi - qui ne suit pas du matin... :) ]

Ca faisait bien longtemps, trop longtemps que je n'avais pas écrit plus d'une grosse page à la suite. Celles-ci ont jailli, littéralement, comme l'eau d'un barrage qui déborde.

J'ai eu bien du mal à ne pas les interrompre en permanence. C'était comme si l'écriture survenait trop vite, tendait à vouloir se disperser sur plusieurs supports : vite vite, débuter un nouveau billet sur le blog ; vite vite, créer une nouvelle liste ; vite vite, consigner cette idée sur un post-it.

Patiemment, j'ai ramené mon stylo sur le carnet, une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à les terminer. Ouf !

Finalement, elles ont donné naissance à :

- la reprise de mes listes de projets/envies/ambitions/priorités (je n'ai pas encore trouvé le terme juste) par mois. Celle de décembre est amorcée, avec une ambition de chercher une opportunité de mener une formation bénévole.

- la création d'un cahier des envies en famille et l'écriture de la première envie.

- la publication de 4 nouveaux clichés sur Instagram, comme ça, dans la foulée !

- un nouveau mindmap sur "mes ressources".

- un petit dessin d'arbre.

- la décision d'appeler mon papa juste après.

- une décision par rapport à mon organisation la semaine prochaine.


Un vrai jaillissement, oui. Comme si une part de créativité chez moi avait été trop longtemps contenue.
Hum, hum. Ca fait réfléchir....

Qu'ont-elles fait naître, vos dernières pages d'écriture ?

Tuesday, November 26, 2013

Du vent dans les bambous

 
 
Si j'ai bien compris (et régulièrement oublié) une chose depuis que j'ai quitté mon dernier job, c'est qu'il y a un truc qui marche du tonnerre pour se détendre et se recentrer : la pleine conscience.
Etre là où l'on est, pas ailleurs, complètement à ce que l'on fait.
Ok. C'est bien.
Ca vous arrive combien de fois par jour ?
Oups. Déjà on sent la nana pas très douée, car si j'avais posé la question de cette façon : "combien de fois par jour êtes-vous ailleurs, à côté, ou en train de multi-tasker", il y aurait eu un espoir que la pleine conscience soit l'attitude par défaut.
Mince, loupé.
Bref, chez moi en tout cas, la pleine conscience, c'est pas inné.
En discutant avec les gens, ou en lisant, on apprend des petits trucs.

Telle amie me parler de "sentir ses pieds ancrés dans le sol". C'est bon ça.
On entend souvent "respiiiiire...". Ca marche aussi, mais la re-connexion est un peu brève à mon goût.
En fait, un truc qui marche hyper bien chez moi, c'est d'utiliser mes oreilles.
Je vis cette expérience une fois de temps en temps, trop rarement, mais elle me marque toujours.
La dernière fois, c'était il y a 10 minutes. Je suis en pause, dehors, bien couverte et au soleil, en train de boire mon café. Et tout à coup j'entends le bruit du vent dans les bambous juste à côté de moi.

Extase.
J'adore le bruit du vent dans les arbres. Habitant un lotissement récent, donc sans arbre digne de ce nom, je me plaignais d'en être privée. Hé bien, tac, mon voisin plante des bambous, et zou, ce matin, je réalise qu'ils m'offrent ce dont j'avais besoin.....
Faut que je remercie mon voisin.
Ca fonctionne aussi très bien avec le bruit de l'eau qui s'écoule.
Une sorte de relaxation auditive.

Vous l'avez déjà expérimentée ?

Friday, November 15, 2013

Coups de coeur


  • Le dernier album d'Aldebert, Enfantillages 2. 
De la bonne musique pour enfants : des textes recherchés, appropriés et pas mièvres ; des musiques hyper variées, on passe du slam à la chanson douce, du heavy metal (juste la fin d'une chanson, rassurez-vous, mais c'est hyper drôle) à la mélodie rock. Une jolie façon d'étendre la culture médicale, et de chouettes moments à partager avec les enfants : mon fils et moi, on part en délire sur "Du gros son", on se marre sur "Super Mamie 2", etc...

A bon entendeur salut : Aldebert est en tournée en ce moment.... [on y va en famille en février]
D'ailleurs, Enfantillages 1 était très chouette aussi (Ah, Super Mamie, et Pépette...) 

  • Alors que je viens de terminer le dernier tome de la trilogie d'Anne-Marie Garat ("Dans la main du diable", "L'enfant des ténèbres", "Pense à demain"), je me replonge avec délectation dans le second volet ! Et, m'est d'avis qu'il ne se passera pas longtemps avant que je relise le tome 1 ! Je vous conseille vivement ces romans, trrrès bien écrits, riches et bien documentés, qui vous font traverser l'Europe du XXe siècle, à travers les destinées des membres de la famille Bertin-Galay et d'autres personnages qui gravitent autour de cette famille d'industriels. Superbe.
 
  • Stromae, dont la dernière chanson "Formidable" me trouble terriblement. 
Cette voix, ces intonations...je croirais entendre Brel ! (que j'adore par ailleurs). Et puis, cette dégaine, ce look, cette allure... il a quelque chose, ce garçon !

Sunday, November 10, 2013

Comment je me suis confrontée

Embarquer sur le navire et garder le cap !

Je voulais, quelque part, aller au front, apprendre, me mettre un peu en danger.... J'ai été servie !

J'ai commencé ce jeudi mon premier module de formation.... en coaching [ça y est, j'fais mon coming-out !] !

J'ai commencé fort avec 2 jours de coaching d'équipe. J'ai d'ailleurs longuement hésité à commencer par là, ou bien d'attendre gentiment janvier pour débuter directement avec le cursus classique de coaching individuel.

Je craignais de revivre des émotions difficiles liées à des situations rencontrées dans mon dernier poste. Je craignais de me sentir mal, ou pire, pas à ma place. J'avais plein de peurs.
Je ne suis pas du tout du genre à regarder vers le passé ni à avoir des regrets, en revanche être dans l'anticipation anxieuse de l'avenir (d'un avenir effrayant, bien entendu), ça me connaît !

Et puis... j'en ai parlé avec des personnes de confiance ou encore avec d'autres qui avaient déjà fait ce parcours, et puis j'ai été convaincue que c'était juste et bon pour moi d'y aller, même si j'avais peur.

Alors, oui, j'ai bien angoissé par anticipation (3 nuits d'insomnies), mais oui aussi, j'ai bien fait d'y aller.

Je me suis confrontée, pour reprendre le vocabulaire du formateur. Je suis allée au front, mais pas toute seule. On y est allé ensemble (con-fronter). Oui, même si, au final, on est seul c'est sûr, hé bien, il y avait aussi le groupe des autres stagiaires, le formateur, et puis l'équipe ou les équipes que nous formions.

Et ça a été efficace, car, en moins de 2 jours, j'ai réussi à me retrouver pile dans une des situations qui me mettent le plus mal à l'aise dans un environnement professionnel (en l'occurence, me faire prendre le lead alors que je suis responsable de conduire une action).
Il n'y a pas de hasard. J'ai choisi de commencer par le coaching d'équipe. J'ai choisi de faire partie de l'équipe où sont les "fortes têtes". Je me suis proposée pour leader un exercice difficile.

Pourtant, j'avais peur.
Pourtant, je préfère naturellement anticiper, réfléchir, planifier pour éviter les situations difficiles, pour mettre toutes les chances de mon côté et risquer l'erreur le moins possible.
Oui, mais cela veut dire que j'ose peu. Et que je mets du temps à agir.

Je trouve que j'ai été courageuse. [je m'auto-tape dans le dos, vous avez remarqué ? Ca marche bien ! Je vous le recommande !]
Je suis allée là où j'avais peur de me rendre.
Je trouve que j'ai été maligne [re-tape dans le dos ! Ca ne fait pas de mal :)]
J'ai compris que cette formation est le lieu idéal pour oser, pour essayer. Je peux me tromper ici sans risque, sans conséquence. Mieux, je serais soutenue si jamais ça fait mal, je serais aidée pour comprendre en quoi je me trompe et comment je peux corriger le tir. C'est l'occasion de me risquer.
 Alors, oui j'ai été secouée, oui je n'étais pas super sereine quand je suis revenue chez moi hier soir, et oui, ce n'est pas fini, je vais peut-être encore appréhender la suite des évènements - début décembre - puisque nous commencerons en reprenant pile l'exercice qui a le plus "gratté".

Oui cela aurait été plus cool et tranquille pour moi de ne pas me confronter à ces situations.

Mais oui, j'espère, non, je sais, qu'on va m'aider et que je vais trouver des réponses.
Et oui aussi, je suis fière. De ces petites victoires sur mes peurs.
J'avance mais j'ai peur. J'ai peur mais j'avance.

Tuesday, November 5, 2013

J'aime pas / J'aime de septembre-octobre


 Je ne suis décidément pas aussi régulière que Flo pour tenir cette rubrique, mais je ne lâche pas l'affaire, même si je ne vise pas (plus) l'exhaustivité.
Je zappe donc les mois d'été et livre ici mon petit bilan depuis la rentrée, histoire toujours de regarder un peu en arrière pour mieux construire les bases de l'avenir.

En septembre et octobre, je n'ai pas aimé:

- la manière brutale dont mon homme a été "remercié" par sa boite. Aucune humanité.
- l'incertitude et une certaine tension que cela introduit dans notre vie. Même si, clairement, je suis soulagée qu'il n'évolue plus dans cette ambiance nocive et délétère.
- un retour en force de mon hypocondrie, à l'approche de la Toussaint. En prenant un peu de recul, j'arrive à m'expliquer par un besoin de prendre soin de moi (faut vraiment que je les écrive tous les jours ces pages) et par le poids des deux décès récents qui m'ont touchée de près, tous deux liés à des maladies lourdes. Mais tout de même, un passage rude et nerveusement fatigant.
- des soucis, encore et toujours, dans ma belle-famille. Compassion pour celui qui est en prise directe avec tout cela.

En septembre et octobre, j'ai aimé:


- comparer, rencontrer (souvent de belles rencontres riches) pour choisir ma formation, et après m'être sentie un peu perdue dans mes nombreux critères, vivre l'évidence.
- prendre une décision juste par rapport à mon père. Accepter que cela devienne difficile pour lui de venir nous voir, et faire le voyage moi-même.
- prendre une décision juste - bis, et j'espère, car je n'ai pas encore vécu ses conséquences. Je commence ma formation jeudi prochain ! J'avance mais j'ai peur, j'ai peur mais j'avance.
- la rentrée facile de mon petit dernier à l'école maternelle. Bravo mon Loulou! Le voir s'épanouir, s'ouvrir, progresser enfin dans le langage.
- même si c'était fin août, le soulagement d'un bilan auditif qui se révèle positif pour mon petit Loulou (toujours le 2e). Deux ans que nous avions un doute.
- Mon aîné qui se prend de passion pour le piano.
- mon homme qui se remet au sport.
- un week-end à Paris avec un changement de programme subi mais transformé en un joli séjour pour moi.
- faire la fêêête comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, danser jusqu'à 3h du mat', rhâ c'était BIEN.
- à cette occasion, me faire draguer subitement et éhontément, à en lancer un appel au secours à l'homme qui rigole, histoire que ça ne dure pas trop en longueur. Pour être honnête: ça fait du bien à l'ego!!!
- écouter, chanter, danser avec mes loulous sur le nouveau (très bon) album pour enfants d'Aldebert : Enfantillages 2 - il est en tournée, ne le manquez pas !

Qu'en est-il de votre côté ?