Attention ! Si vous passez par ici à la recherche d'un compte-rendu extatique de mes mois d'été, d'une série de cartes postales ensoleillées, du récit de vacances en famille en tous points par-faites - mais bien entendu, les vacances c'est l'idéaaaaaal... Hum, vous n'êtes pas tombés au bon endroit !
Bon, il y aura peut-être un prochain billet plutôt orienté jolies photos de bord de mer, mais il ne s'agit pas de celui-ci !
Ca y est, je suis de retour ! 4 semaines loin de la maison, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
Ce sont les premières vacances d'été, depuis que j'ai commencé à bosser, que je ne commence pas complètement épuisée.
Alors, elles m'ont permis de porter un regard plus neutre et objectif sur ce temps très particulier, et d'observer comment mon homme les a vécues, lui qui était bien fatigué après de longs mois de boulot, voire au bord de l'épuisement.
Ce sont les premières vacances d'été, depuis que j'ai commencé à bosser, que je ne commence pas complètement épuisée.
Alors, elles m'ont permis de porter un regard plus neutre et objectif sur ce temps très particulier, et d'observer comment mon homme les a vécues, lui qui était bien fatigué après de longs mois de boulot, voire au bord de l'épuisement.
Première constatation
Mon chéri a vécu pour la première fois ce que j'ai dû traverser systématiquement depuis des années : le mal-être des premiers jours de vacances.
Peut-être avez-vous déjà ressenti ce phénomène (bien bien pénible) : une fois les épreuves de préparation des bagages, chargement de la voiture, trajet plus ou moins long et facile, déchargement sur le lieu de vacances, terminées commence une sorte de "descente" (aux enfers?), alors qu'on s'attendait à une libération/explosion de joie/ascension immédiate vers un état d'esprit serein et épanoui.
La fatigue vous revient en plein dans les dents ; vous vous sentez un peu perdu, tristoune ; vous pouvez éventuellement nager en pleine culpabilité (mais, merdoum, qu'est-ce qui m'arrive, j'attendais pourtant ça depuis des SEMAINES!). C'est ce qu'on doit appeler le contre-coup.
Chez moi, jusqu'à présent, ça ne loupait pas, et je mettais plusieurs longues journées à me mettre en mode vacances.
Hé bien, cette année, point de transition difficile pour ma part - et j'explique cela par le fait que mon niveau de stress est enfin descendu, après plusieurs mois de pause-boulot. Mais joie (ironie) pour mon homme de découvrir ces désagréables montagnes russes du moral.
Deuxième observation
Une confirmation objective de ce que je ressentais déjà les années précédentes : la vie de famille 24 heures sur 24 quand on n'y est pas habitué, c'est pas toujours l'extase ! Les enfants crient, faut préparer des repas 3 fois par jour, tenir du compte du rythme et de l'humeur de tout le monde, "subir" le groupe en permanence si on ne s'organise pas un poil pour avoir un moment à soi.
Là, encore une fois, c'est l'homme qui en a le plus souffert.... Car le moins apte à faire preuve de patience et de compromis. Attendre 15 minutes que tout le monde soit prêt avant de pouvoir quitter l'appart' pour se rendre à la plage, subir la "tronche" du grand qui ne veut pas se baigner, les disputes conjugales autour de la répartition des tâches ménagères... Rudes épreuves.
And last but not least
Les p'tits bobos de l'été, ce n'est pas un mythe. Cette année, nous sommes passés par :
- une crise d'allergie du grand
- une éruption de boutons du grand encore
- 3 rendez-vous chez le dentiste pour moi, à cause d'un plombage qui saute
- un malaise en revenant de la plage à cause de la chaleur
Pas très glamour.... et pénible de devoir appeler tous les médecins des pages jaunes pour trouver celui qui n'est pas en vacances, lui aussi....
Bon, je ne vais pas arrêter là ce billet.
Bien sûr, on a aussi passé de super moments, évolué dans de belles régions, admiré de superbes paysages, apprécié de nombreuses activités en famille, profité des enfants, fait des grasses mat (pas en même temps), revu avec joie famille et amis.... et j'ai un peu le blues d'être rentrée.
Mais l'objectif d'écrire tout ça, c'est de me souvenir des solutions que j'ai trouvé à ces problématiques d'autant plus délicates qu'on attend carrément trop de ces semaines-là.
Comment on gère le mal-être de début de vacances ?
Honnêtement là, à part l'acceptation inconditionnelle de ce passage à vide et de ses émotions négatives, je vois pas trop.... Peut-être organiser les premiers jours pour atterrir en douceur ?
Astuces pour ne pas pêter un plomb au milieu de sa petite famille ?
Se re-lay-er et prendre sans remords du temps pour soi. Ce n'est pas pour rien que l'on est 2 parents (et là, compassion pour les parents solo). A la fin des vacances, on avait trouvé un bon compromis : j'allais boire mon café sur le port tranquille, puis l'homme allait se baigner seul en fin de matinée (pour moi, IMPOSSIBLE de sortir à ces heures brûlantes - et puis les enfants n'avaient pas non plus envie de bouger à cette heure-là). L'après-midi, on était tous ensemble.
Bon, les p'tits bobos...
Prévoir la trousse de secours en conséquence bien sûr (mon flacon de célestène nous a grandement rendu service), et être réaliste sur les limites de chacun. Mon homme ayant sa famille sur le bord de la Méditerranée, elle représente un passage obligé (argh, en août....). Pendant notre séjour là-bas, je ne peux donc quasi pas sortir entre 11h et 17h, avec ma peau de rousse et mon historique de fille du Nord. Alors, on s'organise en fonction.
La nouveauté, ce sont les soucis de peau de mon fils aîné (grande probabilité d'eczéma, peau super réactive) qui se manifestent avec le soleil, la chaleur, les bains à répétition.... Il n'avait plus du tout envie de s'exposer dès la moitié des vacances, ça a compliqué un peu nos activités. Et là, la solution, c'est lâcher-prise et encore une fois se relayer, pour que chacun puisse tout de même se faire plaisir, sans obliger tout le groupe à suivre.
J'ai parfois l'impression d'être une extra-terrestre quand je compare ma réalité aux récits merveilleux de mes copines....
Alors, entre nous, ça vous parle, tout ça ?
Si tu savais comme ça me parle (à la différence près que je n'ai pas d'enfants à gérer) !
ReplyDeleteDes moments très difficiles à "descendre" comme tu le dis si bien, l'année dernière notamment, un GROS spleen.
L'année dernière, j'ai couru pas moins de 3 dentistes en vacances, les années d'avant, la décompression est telle que j'ai toujours un gros pépin.
Cette année, j'ai anticipé. Visites chez l'ostéo et le magnétiseur AVANT, de même que papouillage chez l’esthéticienne pour commencer à me détendre.
C'est un principe nous n'allons jamais à la plage... et avons décidé de réserver la famille à d'autres moments dans l'année. Enfin et c'est le plus important pour moi quelques instants pour soi chaque 5 : que ce soit un long massage dans la salle de bain, un peu de méditation seule dans la chambre. C'est vital pour moi.
Bon retour (et vivement les photos quand même ;)
Alors, OUF, chuis pas toute seule ! :-D Merci pour ton mot Cloudy. Très bien l'idée du je-me-chouchoute-avant-de-partir, ça tombe sous le sens maintenant que je te lis ! Et tout à fait dans la veine du "il ne faut pas tout attendre des vacances".
DeleteSans doute le seul billet honnête de la blogo...
ReplyDelete1/La décompression et le mal-être qui l'accompagne en début de vacances, c'est hélas un passage o-bli-gé dixit mon ostéo (c'est pour ça que dans l'idéal il faut 3 semaines de vacances==> semaine n°1: je me prends tout ce que les nerfs m'aidaient à supporter en pleine poire: semaine n°2: je commence enfin à profiter, apprécier, me reposer / semaine n°3: je consolide ce repos
2/ La vie de groupe, 24/24, dans des conditions parfois moins confortables qu'à la maison (enfants qui dorment ensemble et donc font la foire jusqu'à pas d'heure, mauvais couchage, chaleur...) Les disputes conjugales ont été assez fréquentes chez nous aussi et ont gâché pas mal de moments... (mais il y a eu de bons moments aussi, heureusement!). Malgré tout, j'ai pris la décision de m'offrir quelques jours de vacances l'année prochaine avec une ou des copines (car même si on arrive à voler une heure par ci, par là, ce n'est pas suffisant pour moi...)
3/Les petits bobos, ma hantise quand on est en vacances dans une région inconnue. Heureusement, à part les piqûres de moustiques, rien à signaler de ce côté-là...
Effectivement, il ne faut pas tout attendre des vacances... Elles sont d'ailleurs parfois le révélateur d'un malaise qui couvait depuis longtemps et que le quotidien speed nous évitait de voir. Ce n'est pas pour rien que la plupart des couples qui décident de se séparer le font au retour des vacances... (Je suis d'un optimisme, moi ;-))
Merci Flo pour ton feedback ! De nouveau, ça fait du bien de savoir que l'on partage avec d'autres ces petits tracas, ça les "normalise", les dédramatise, on peut mieux profiter du reste...
DeleteBonne idée les vacances avec les copines ! Très bonne idée...
Oh, j'avais oublié tout ça ... Le temps passe vite et on ne garde que les beaux souvenirs des vacances en famille ... quand les enfants commencent à partir sans les parents, ce qui fut notre cas cette année !!! Mais bon, ils sont rentrés riches d'une très belle expérience (prêts à recommencer !!!), et on a prévu une escapade tous les 4 à la Toussaint car ça m'a manqué de ne pas être ensemble !
ReplyDeleteEn te lisant, je me souviens avoir connu tes 2 premières observations, eu la chance de ne pas trop avoir de bobos dans la famille pendant les vacances, et je pense que quand on "grandit" on se connaît mieux, on anticipe et on lâche-prise plus facilement, plus vite (recul par rapport au boulot notamment).
Bonne soirée !
Gridou
Ca me paraît loin, cette échéance où les enfants commencent à partir de leur côté, mais je sais que tout passe si vite...
DeleteBon, si je peux espérer me "bonifier" avec le temps, ça me va bien ! :)
Si on m'avait dit il y a quelques années que je les laisserai partir seuls à 11 et 14 ans, je n'y aurai pas cru du tout ; la vie, les opportunités, il m'a fallu beaucoup prendre sur moi et lâcher-prise !
DeleteBon week-end !
Gridou
Qu'on grandisse ou pas , le travail envahit notre vie : peur de le perdre, stress- violence conséquentes entre collègues, entre hiérarchie; ne pas pouvoir parler, être propre sur soi, pas trop souriant, être le plus fort , le plus beau, n'être pas fatigué, et arrive mes vacances, le repos et on craque (déjà avant où on ne supporte plus personne !!!) et cela quelque soit son âge et son expérience)
ReplyDeleteOuvrons les yeux et commençons à refuser ses pressions idiotes et qui détruisent l'individu, regardons les autres et aérons nous le plus souvent possible
On ne se bonifie pas avec le temps : on doit lutter pour ne pas accepter tout cela
Je ne connais que trop bien ce dont vous parlez, et préfère au mot "lutte" celui de vigilance.
DeleteCependant, quand plusieurs facteurs s'y mettent en parallèle (comme ce fut mon cas : deuills familiaux rapprochés, enfants en bas âge, machine professionnelle qui s'emballe pour les deux dans le couple), on perd plus vite pied, et on se rapproche plus de la lutte, de la survie....
Oui, peut-être une notion de résistance, finalement...