
Ces temps-ci, une grande colère m'habite. Jusqu'à m'empêcher de dormir certains soirs. Une tension interne, palpable, localisée dans l'abdomen.
Une colère rentrée, dont je sens qu'elle vient de loin, qu'elle vient de près. Elle est présente, impérieuse, demande à être entendue.
Seulement, voilà, pas toujours facile pour moi de savoir quoi en faire.
La voir comme une alliée, déjà, comme un signal à prendre en compte, plus que comme une gêne - plus simple quand on est reposée et lucide, qu'à 1h du matin quand le sommeil se refuse à moi.
Ensuite, m'en occuper..... J'ai plusieurs techniques. Celle que je veux partager aujourd'hui, je l'ai découverte grâce à une amie apprentie-coach, envers qui je suis extrêmement reconnaissante.
Le soir, j'écris ma colère. Sur un petit bout de papier (vous allez comprendre pourquoi je le prends petit). J'écris ce qui me vient, par défaut je répète le mot COLERE (comme cela, en majuscules). La plupart du temps, d'autres mots me viennent aussi. Je la laisse s'exprimer sur le papier.
Même si je me sens calme à priori. Le réservoir est tellement plein, l'habitude de la réprimer si bien ancrée, que je n'ai pas toujours conscience du fait qu'elle est là.
Une fois cela fait, je la brûle. Je brûle ce petit bout de papier (et c'est plus facile quand il est petit !), dans une coupelle, sur un rebord de fenêtre, dans la pénombre et la quiétude du soir. Et je regarde. Je me dis qu'elle est belle et juste, ma colère, quand elle se transforme.
Et je dors mieux.
[et, bien entendu, je m'occupe en parallèle de trouver la/les sources de cette colère, et d'opérer le/les changements dont j'ai besoin, afin de ne pas en rester au stade de ne traiter que les symptômes]
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